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18 avril 2013 4 18 /04 /avril /2013 16:22

Action-Suspense, Le blog de Claude LE NOCHER

7 février 2011  

 

En 2007, Dominique Sigaud publia L’inconfort des ordures (Babel Noir). La même héroïne est de retour, dans Conte d’exploitation (Actes Noirs)…

En ce début novembre, la commissaire Régine Partouche va fêter ses cinquante ans dans deux semaines. Fêter n’est pas le mot. Devenir quinquagénaire, alors qu’elle évacue si lentement son enfance perturbée en Algérie, pas si simple pour elle. Son mari Georges, libraire, est un modèle d’équilibre et de patience. Et elle est fière de son fils Victor, militant de gauche, activiste frisant l’illégalité.

Par contre, l’ambiance à la P.J. lui parait de moins en moins saine. À cause des méthodes de Pucheu, le remplaçant de Vrémont, directeur désormais retraité. Pucheu s’est chargé de la refonte des services, en séparant les équipes, en cassant les liens. Un principe de management des potentiels humains, appliqué partout par le pouvoir actuel, soi-disant pour davantage d’efficacité. Ce qui ne fait que créer des tensions supplémentaires, selon Régine Partouche. De son ex-équipe, elle a quand même gardé le fiable Maxime Plantin.

SIGAUD-2011Ce lundi, les policiers ont à traiter deux affaires d’inégale importance. La moins excitante est confiée à Régine. Il s’agit du meurtre d’une artiste peintre, dans le 11e arrondissement. C’est son détestable collègue Darnando qui s’occupera de l’autre cas. Graziella Perção, travesti brésilien, a été assassiné et jeté dans une poubelle devant la librairie de Georges, le mari de Régine. La commissaire a des raisons d’imaginer qu’elle est visée. En effet, Graziella fut un des principaux témoins d’une affaire précédente, trois ans plus tôt. Un meurtre similaire, car la victime également prostituée fut aussi retrouvée dans une poubelle. Georges va être interrogé par ses collègues. Régine craint que son fils ne soit inquiété pour ses activités militantes. Elle espère obtenir des éléments par Claire, ancienne de son équipe, mais la commissaire n’ignore pas que le directeur Pucheu à l’œil sur son propre groupe.

L’enquête sur la mort de la peintre débute mollement. Après avoir motivé ses adjoints en orientant l’enquête vers un client allemand de l’artiste assassinée, Régine rencontre un proche de Graziella. Prostituée venue d’Haïti, Beloved Latortue garde de la rancœur contre Régine, depuis le précédent crime. Néanmoins, elle lui donne une adresse, boulevard d’Ornano.

Ce club est un lupanar de luxe, où vient se distraire l’élite de la république. Il n’est pas exclu que Pucheu fasse partie, depuis qu’il est directeur de la P.J., de la clientèle triée sur le volet. Toutefois, quand Régine rencontre son ancien patron Vrémont, il relativise. En France, même chez les politiques, la luxure n’est pas un crime. Et ces bordels haut-de-gamme existent depuis toujours. Les connexions affairo-sexualo-politiques restent complexes à démontrer. Du côté de l’Allemagne, le suspect du meurtre de la peintre n’est pas n’importe qui. Chef d’entreprise aux méthodes sévères, il appartient à la droite dure de la CDU…

 

N’imaginons surtout pas que Dominique Sigaud, auteure confirmée, se contente d’une petite enquête criminelle classique. La P.J. d’aujourdhui n’est plus celle de Maigret. Celui-ci respectait la hiérarchie et, homme de terrain, il se méfiait des bureaucratiques juges d’instruction. Les rapports de force ont changé. Régine peut compter sur l’indépendance d’un juge, pas sur son trop politique directeur. Pucheu, comme Darnand(o), des noms évocateurs pour qui connaît l’Histoire.

De nouvelles méthodes de management sont organisées, basées sur une prétendue rentabilité. Bilan, comptes d’exploitation, chiffres de la sécurité. Ce qui oblige à se concentrer sur la petite délinquance, en laissant la plus grande impunité aux puissants. De tous ces gens dont nous parlons, confortablement installés sur leur fumier, lequel paiera un jour la facture ? Aucun […] Tout le travail fait depuis trente ans, pour que nos métiers restent plus ou moins des services publics au service du public et pas des officines, est en train de s’effondrer. Au service de qui est-ce que nous travaillons ? De la République ? Allons donc, ça se saurait. Réalité actuelle, peut-être plus vérolée que jamais, exprime l’auteure. Elle n’oublie pas l’intrigue criminelle, mais il ne faut pas s’attendre à une double enquête rectiligne, balisée. Car, outre les états d’âmes de la commissaire, ces sombres affaires baignent dans ce contexte compliqué qu’est notre monde actuel. Un très bon roman, à la tonalité mordante.

 

TELERAMA 02/04/2011 -
Martine Laval 

 

Etre flic dans notre belle France, lorsqu'on croit encore aux valeurs de la République, c'est pas de chance. La commissaire Régine Partouche s'obstine cependant à bien faire son boulot. Elle a pour alliés sa psychanalyste, son mari libraire (un métier de has been) et un petit livre qui lui tient lieu de bible, L'Art de la guerre, de Sun Tzu. Régine Partouche, trop éprise de justice, trop libre, sinon libertaire, déplaît à sa hiérarchie. Qu'importe, elle mène de front plusieurs combats : ne pas oublier le passé, de la Seconde Guerre mondiale à celle d'Algérie, enquêter coûte que coûte sur des crimes crapoteux, quitte pour cela à creuser dans la fourmilière où hommes politiques et mafieux se serrent les coudes.

Avec ce sens de l'humour que partagent les âmes désespérées en quête d'innocence, Dominique Sigaud, très colère et très en verve, épingle tout ce qui ne va pas dans notre société. Conte d'exploitation raconte l'immonde, pour mieux nous libérer d'une honte, celle d'être de ce monde. Heureusement, Sun Tzu est là pour nous conseiller, nous remonter le moral avec sa « stratégie offensive » : « Je dis que si tu connais ton ennemi et si tu te connais, tu n'auras pas à craindre le résultat de cent batailles. Si tu te connais toi-même sans connaître ton ennemi, tes chances de victoires et de défaites seront égales. Si tu ne connais ni ton ennemi ni toi-même, tu perdras toutes les batailles. » A ce jeu-là, Dominique Sigaud est une gagnante.

 

09 mars 2011

Conte d'exploitation, Dominique Sigaud

A l'image du paysage politique contemporain post-2007, la PJ se réorganise. Management, rationnalisation, rentabilité... le commissariat décomplexé, comme une entreprise. Dans ce contexte, la commissaire Régine Partouche doit enquêter sur une affaire sordide, sur fond de soirées fines organisées par et pour de hautes personnalités de l'Etat. Pour clore le tout, le cadavre est retrouvé dans une poubelle devant la librairie de son mari, et une double affaire vient se greffer à tout cela, à mi-chemin entre la France et l'Allemagne. Conte d'exploitation est un très bon polar teinté de politique, servi par une écriture fine et mordante. Un roman dans lequel les états d'âme et réflexions de la commissaire, personnage complexe et attachant, comptent autant que l'intrigue.

 

16 novembre 2011

Conte d'exploitation - Dominique Sigaud

Bien sûr, il s'agit d'un polar, un bon, où la commissaire Régine Partouche traque le criminel de main de maître. Mais c'est aussi l'occasion de découvrir les états d'âme d'une femme à l'aube de ses cinquante ans et de déplorer l'état de déliquescence d'une police, d'une société régies par le chiffre, le management, le "malin-je-mens".

Au delà du roman policier, Conte d'exploitation offre une peinture au vitriol du monde actuel où les puissants n'obéissent pas aux mêmes lois que le citoyen ordinaire, un système qui fait que les abus de pouvoir sont la règle et la justice, l'exception. Cette critique politique forme une toile de fond vivante pour les deux enquêtes menées par cette commissaire hors normes, attachante par ses doutes, son éthique et sa force de résistance face à une hiérarchie quelque peu corrompue.

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17 avril 2013 3 17 /04 /avril /2013 16:17
"Le Piège des loups", de Dominique Sigaud et "21 rue La Boétie", d'Anne Sinclair : Occupation, les adresses douloureuses

LE MONDE DES LIVRES | 22.03.2012 à 12h11

Par Philippe Dagen

Une ville française. Pour peu qu'elle soit de quelque importance, une grande villa, un hôtel, une caserne, une école ou un château ont été, durant l'Occupation, le siège de l'un des services que les nazis et leurs collaborateurs français avaient établis partout afin de surveiller, traquer, arrêter, interroger, tuer ou déporter. Le plus souvent, nul ne s'en souvient et nulle plaque ne rappelle les faits. Aujourd'hui, traces et témoignages manquent. Oubli inconscient sans doute. Oubli insupportable pour certains, cependant.

Un hasard, dit-elle, a lancé la journaliste et romancière Dominique Sigaud dans une entreprise que l'on aurait crue impossible, la recension des lieux où, de 1940 à 1944, la Gestapo avait ses quartiers en France. Il y en avait 175. Long travail : les adresses étaient incertaines, les renseignements imprécis ou contradictoires, les déménagements fréquents, au gré des situations. Le livre a la forme neutre d'un annuaire, région par région. Dominique Sigaud a photographié les maisons encore debout, petites images en noir et blanc de façades souvent banales, et a ajouté, quand elle a pu les retrouver, des photos d'identité des gestapistes qui ont sévi là, visages ordinaires. Ce qu'ils ont fait est consigné : rafles et abominations, noms des mortes et des morts. Ces listes ne peuvent qu'être incomplètes, tant fut élevé le nombre des victimes. C'est là le plus éprouvant du livre, qui permet de mesurer l'étendue des ravages quotidiens. Familles juives, familles résistantes, otages pris au hasard : dans le moindre chef-lieu, on a torturé et assassiné des dizaines de victimes. A Héricourt, Haute-Saône, la Gestapo, installée dans la maison Bretegnier, s'emploie à envoyer à Drancy une quarantaine de familles juives polonaises. A Cahors, Lot, elle s'établit dans le dancing Robinson et la villa Artigue, rue Emile-Zola : 290 déportés, 400 morts.

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15 avril 2013 1 15 /04 /avril /2013 10:50

Puisque l'existence d'internet fait désormais resurgir comme s'ils avaient été écrits dans la semaine, des articles publiés il y a 15 (!) ans, je profite de ces remontées de traces pour démarrer un inventaire aléatoire (un jour je rangerai les articles de ce blog par catégories)

 

La rentrée littéraire est décidément florissante et réussie. Beaucoup de bons romans. Et une médiatisation, sur l’un d’eux, excessive (il parlait de Houellebcq). Premier inventaire.

Par Hervé Delouche| 1er octobre 1998

 

Extrait

" Dominique Sigaud partage avec les deux auteurs précédents (Houellebcq et Eric Holder) le goût de l’exactitude, d’une écriture précise qui prennent acte d’un réel longtemps absent de la littérature française. Mais cette journaliste de formation n’a jamais été très à l’aise dans l’étroit cadre de l’Hexagone. Côté littérature, elle fut un des seuls écrivains à mettre en scène la guerre du Golfe, présentée comme virtuelle mais aux cadavres bien réels, dans son premier roman, l’Hypothèse du désert. Avec la Vie, là-bas, comme le cours de l’Oued, elle réussit à évoquer la terreur en Algérie, vérifiant une fois de plus, avec talent, les propos d’Aragon sur le roman, ce mentir-vrai, davantage capable d’éclairer le monde aux yeux des hommes que bien des enquêtes ou des documents. Sous couvert d’un titre plutôt cool jazz, Blue Moon, Dominique Sigaud nous parle cette fois depuis un autre lieu de l’enfer : le couloir de la mort de Huntsville, Texas. Quand le livre s’ouvre, il est 0 h 25 le mardi 17 juin 1997 et on vient d’exécuter Aaron Robbins, un Noir condamné à mort il y a vingt ans pour le viol et le meurtre d’une femme blanche. L’auteur n’a pas choisi, dans un vaste flash back, de nous narrer la vie entière du condamné ; elle a préféré alterner des chapitres d’avant et pendant la prison, mettant en lumière des scènes du passé et fouillant en profondeur le personnage, à travers ses rêves, ses rencontres, ses réminiscences, ses actes. Au plus près des protagonistes, de leur quotidien, les mots disent les psychologies et les comportements, les pulsions de vie, de liberté, d’amour et de mort. Ils parviennent à traduire l’indicible : l’époustouflant et poignant récit par Robbins de son propre crime, mais aussi la découverte de ce terrible secret qu’est l’inceste paternel. S’y mêlent les choses vues en prison, les récits des morts en sursis qui témoignent de l’absurdité et du cynisme du monde : " On ne tue pas impunément ", répétait Billie Bill qui en savait quelque chose ; combien d’hommes avait-il tués pendant la guerre ? Il ne savait pas, mais leurs chefs avaient dit, pour les exciter, vous êtes les héros vivants du monde libre et il les avait crus ; à son retour, il avait tué deux caissiers de banque à coup d’arme automatique mais c’était une erreur, le monde libre n’aime pas qu’on touche ses banques... Sur un sujet aussi difficile, traité par de rares Américains (Jim Nisbet, Stewart O’Nan...), on tient avec Blue Moon un roman français d’une force peu commune ".

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3 avril 2013 3 03 /04 /avril /2013 09:21

Je me lance, je m'y mets moi aussi

j'informe de ma production

j'en fais l'auto promotion

 

"Franz Stangl et moi" publié en poche aux ed. J'ai lu en mars 2013, à 5,60 €

Commentaire dans le journal l'Alsace

 

" 24 heures avant de mourir, Franz Stangl, le commandant de Treblinka, lâche cette phrase : « Je n’ai plus d’espoir ». Une phrase que Dominique Sigaud découvre et qui va la bouleverser. A partir de là, elle ne se lance ni dans une biographie de Stangl, ni dans un roman sur l’homme, mais sur… les points communs entre elle et l’officier nazi. Que lui dit la trajectoire de Stangl sur son parcours à elle, sur les cicatrices de son enfance, sur ce qu’elle a vu, journaliste, au Rwanda, en Bosnie, sur l’éternel hoquet de la barbarie, sur l’incapacité de sa génération à trancher la gorge du dragon. Un livre impressionnant, implacable ".

 

Parfois un journal parle de mon livre comme je l'ai écrit

parfois pas

les deux m'intéressent

quand un journal parle de mon livre comme je l'ai écrit, c'est toujours ça de gagné

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7 mars 2013 4 07 /03 /mars /2013 11:23

Chaque fois que j'entends le débat sur le "Grand Paris", je ne peux m'empêcher d'y penser, et ce n'est pas très agréable :

Quand la Gestapo allemande s'installe à Paris en 1940, elle délimite un territoire administratif-répressif : le KDS "Gross Paris", (Grand-Paris) qui couvre globalement l'Ile de France à partir de Paris et de deux antennes à Melun (Seine et Marne) et Maisons-Laffitte puis Versailles (alors Seine et Oise, aujourd'hui Yvelines) *

 

Certes, il faut pouvoir se désenclaver de la langue de l'occupant

Néanmoins, chaque fois que j'entends Grand Paris, j'ai en écho Gross Paris. La repression y fut massive, sanglante.

Personnellement, je préfèrerais qu'un autre terme soit utilisé.

 

* voir Dominique Sigaud, "Le piège des loups, les 175 maisons de la gestapo en France, ed Stock 2012, p.57)

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30 novembre 2012 5 30 /11 /novembre /2012 11:38

Récemment invitée à rencontrer un journaliste à propos de mon travail en cours, quelque part dans une belle province bretonne en compagnie d'un éditeur, j'entends l'homme de presse énoncer en guise d'introduction :

"je vous préviens, je peux être très désagréable".

 

C'est effectivement une bonne entrée en matière

Un rapport de force immédiat.

 

MAIS, on me l'avait déjà faite

Il se trouve même qu'on me l'avait faite assez récemment, cette fois ci dans la bouche d'un éminent représentant de l'éducation nationale auquel je venais soumettre un possible partenariat

 

J'ai donc répondu :

"Moi aussi".

 

Le regard porté sur moi dans les deux cas, la réponse faite, témoignait d'une surprise proche de la stupeur.

J'en ai donc déduit que :

1. Ce type de réponse est rare

2. Ces individus ignorent qu'ils ont un interlocuteur. Ils imaginent être les seuls à pouvoir proférer la menace.

 

Et ce matin, l'image m'est apparue, claire et nette :

la phrase introductive menaçante est l'équivalent de poser son revolver sur la table d'entrée de jeu :

je m'assieds, je pose mon calibre 38 en évidence et je dis "maintenant, on peux discuter"

 

Brutalisation en cours des rapports sociaux

je reste dans l'idée que le sarkozysme a aussi favorisé ça

l'homme aimait la posture menaçante

 

le plus troublant dans cette affaire était que l'homme de presse en question était en fait un garçon plutôt très sympathique.

Alors quoi ?

 

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29 octobre 2012 1 29 /10 /octobre /2012 08:58

Hier matin, à la télévision officielle, une dame charmante interviewe un chanteur-comédien à l'affiche d'un nouveau film réinventant sa carrière. Vers 40 ans, il a chuté, déprimé et doit remonter sa pente de chanteur. Il réinvestit donc des petites salles de province et regrimpe peu à peu.

Ladite dame, commentant lesdites petites salles de province, dit, deux points, ouvrez les guillemets

- des salles minables voire glauques

Ledit chanteur-comédien entend parfaitement, son sourire se crispe peu à peu, devient de moins en moins large, de moins en moins naturel mais il est en promo, il ne commente pas.

En quoi ces salles sont-elles minables? Parce qu'elles sont loin de la capitale, petites, mal éclairées? Les spectateurs qui s'y rendent ne seraient-ils pas un peu minables eux aussi? Et les artistes qui s'y produisent?

 

Deux jours avant, sur une chaîne payante, une autre animatrice culturelle télévisuelle, utilise aussi le mot  minable à propos d'un autre "lieu culturel" de province non côté dans les bourses parisiennes.

 

Dans les deux cas, on sent dans leur propos cette distance spectaculaire, nécessaire, que le membre de l'"élite" culturelle doit afficher avec le lieu banal, le lieu de la banalité. C'est à ce prix seulement qu'il sera reconnu par ses pairs.

 

La France rolexienne tendance sarkozyste se doit d'être méprisante. Paix à son âme.

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20 octobre 2012 6 20 /10 /octobre /2012 07:49

Le département du Nord a eu la riche idée de m'offrir une résidence secondaire temporaire dans le pays Solesmois (20 min de Valenciennes et de la Belgique), communauté de communes rurale, superbe

J'en dépose des traces dès que je peux sur le blog http://sol-et-moi.overblog.com/

 

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25 septembre 2012 2 25 /09 /septembre /2012 09:36

Cher-e-s camarades écrivain-e-s et autres auteur-e-s,

 

Je viens d'apprendre à mon compte en banque défendant que certains éditeurs ont découvert une nouvelle astuce financière : ils lient désormais tous les contrats "dérivés" nés d'une publication et donc soumettent tous les revenus issus de ces contrats dérivés à l'à-valoir du contrat de base.

En clair, je publie Gouzou avec un à-valoir de 5000€ (contrat de base). Gouzou est vendu en Italie avec un contrat de 1000 € : les 50% qui me reviennent ne me sont pas versés, l'éditeur les empoche tant que mes droits d'auteur sur la vente de Gouzou France n'ont pas atteint mon à-valoir. Idem si Gouzou est vendu pour un contrat poche de 2000 €.

 

Une fois que le contrat est signé c'est trop tard.

Il faut donc refuser que soient inscrits dans les droits dérivés, les traductions et ventes à d'autres éditeurs dans d'autres formats.

 

A bon entendeur-e,

salut et fraternité

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18 juin 2012 1 18 /06 /juin /2012 08:24

Notes à développer :

 

Devoir passer par les lieux de pouvoir pour atteindre les lieux d'impuissance

 

Gymnastique complexe :

Les lieux de pouvoir attendent de L'écrivain-dans-la-cité des attitudes, signes extérieurs d'aisance, capacités de gestion des codes sociaux, capacités de maîtrise des techniques de l'image dont l'image de soi (etc.. à développer) éventuellement en totale contradiction avec les outils nécessaires pour faire correctement son travail d'écrivain-dans-la-cité

 

D'où production de situations de leurres

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  • : Le blog de Dominique Sigaud
  • : la litterature contemporaine est un des portails vers le monde contemporain ; litterature comme décolonisation interieure
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