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30 octobre 2011 7 30 /10 /octobre /2011 21:12

Dans sa critique de "Franz Stangl et moi"; B. Loupias affiche en conclusion une opinion qui m'a surprise mais a eu le mérite d'éclaircir certains des sous-entendus auxquels j'ai pu avoir droit ça et là. Je le cite :

 

"Le malaise naît quand on lit (sous ma plume) "je voulais savoir ce que nous avions en commun. La proximité entre Franz Stangl et moi". Que la bête humaine soit capable du pire, on le sait, mais là, on recule, reprend B.Loupias. Dans "Jan Karski" au moins Yannick Haenel  célébrait-il le nom d'un Juste, alors que celui de Stangl mérite d'être effacé à jamais".

 

J'ai déjà entendu quelque part, cette sorte de "c'est pas bien de s'intéresser aux méchants ; les méchants sont méchants alors c'est pas bien d'en parler". Un sorte d'interdit de travailler et de penser à un endroit où précisément me semble-t-il, il importe encore et encore de travailler et de penser : cette part de la culture (inculture?) humaine qui nous conduit à fomenter les pires entraves contre l'humanité que nous avons en commun.

 

A qui B. Loupias adresse-t-il cet interdit de penser? A qui fait-il la promesse que lui au moins ne s'intéressera jamais à un nazi? (Je vois mal comment on peut avancer sur cette question sans y travailler ..)

 

Et puis, il y a ce "on" devenu le sujet des phrases de Monsieur Loupias. Qui est-il? A la place de quoi ou de qui Monsieur Loupias le met-il? De "je"? Pourquoi serait-ce compliqué d'écrire "je" ?

 

Son commentaire, en tout cas, a le mérite d'expliciter une critique qui m'est adressée pour le fait même d'avoir travaillé sur un nazi. J'entends que pour faire partie des "gentils", des bien élevés, des gens corrects, il ne faut pas mélanger sa plume à celle de ces fonctionnaires du gazage des innocents. Montrer que l'on n'a rien à voir avec eux. Donc ne pas en parler. Ou ne pas en parler, peut-être, pour ne pas les faire exister : le nom de Stangl mérite d'être effacé à jamais? Je ne crois pas. Le nom de Stangl doit être au contraire travaillé et retravaillé, par ceux ou celles qui en ont envie, pour savoir de quoi est fait ce nom, ce qu'il contient.

 

Ce genre d'interdit au nom des "bonnes moeurs intellectuelles et culturelles" me fait aussi peur que ces phrases consistant à traiter de "monstre" quiconque dépasse les bornes de "l'acte, du crime, etc.. pour ne surtout pas voir ce que nous avons en commun avec lui.

Ce que j'appelle "désir d'ignorance" est alors à l'oeuvre, me semble-t-il.

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8 septembre 2011 4 08 /09 /septembre /2011 17:31

Dans le Monde des Livres d'hier, 8 sept., Yannick Haenel signe une "objection" à mon livre "Franz Stangl et moi" paru chez Stock au mois d'août.

Le livre certes ne m'appartient plus tout à fait, il est devenu un objet collectif -et je n'ignore pas qu'il peut prêter à critique, c'est le fait de tout objet collectif.

Mais la critique comme tout texte engage son auteur. Et il se trouve que M. Haenel  appuie la fin de son objection sur une analyse ambivalente de mon travail, pour servir son propos. Le fait par exemple qu'il explique que je vais dans le livre jusqu'à m'identifier "aux squelettiques derrière les barbelés" (les déportés) m'a d'autant plus gênée que je fais très attention à ne jamais glisser dans ce type de narcissisme qui de mon point de vue serait obscène. Je fais très attention à ne jamais tenter de faire glisser sur moi ce que sont les déportés et que je ne suis pas. J'admets qu'il ne supporte pas le rapprochement que je m'autorise entre le salon familial de mon enfance "forme atténuée d'un désastre bien plus partagé" (p 155) et le désastre de Shoah (mon propos dans le livre précisément est de montrer que Shoah est le résultat d'un système toujours à l'oeuvre, et que si les camps d'extermination en sont le résultat le plus extrême, sa nocivité est malheureusement bien présente ailleurs). Je me doutais d'ailleurs qu'on pourrait me le reprocher ; j'avais écrit à la phrase précédente "qu'on me pardonne éventuellement le lien, ou pas"

Mais ma gêne ne m'a plus quittée en lisant la fin de cette "objection" : M. Haenel termine en disant comment "la confiance qu'on avait dans (mon) livre se déchire" -ce n'est pas rien- mais c'est en m'attribuant une phrase (p.181) qui était très clairement placée dans la bouche (ou la pensée) de Stang et non dans la mienne : "Treblinka, les pins, le sable. Sans aucun doute j'y étais. Je l'ai fait". C'est Stangl qui le dit. Le contexte de la phrase ne peut prêter à confusion. Pendant 220 pages, je prends bien garde à ne jamais m'octroyer une place qui ne serait pas la mienne. Et M. Haenel de tirer comme conclusion à cette phrase qu'il m'attribue à tort : "le livre (se) décompose alors dans une empathie aussi hallucinée qu'incompréhensible"..

 

Sans doute a-t-il mal lu, interprété à tort ; je lui laisserai évidemment le bénéfice du doute.

 

J'admets tout à fait, pour finir, que M. Haenel n'ait pas confiance dans mon travail. Il est donc essentiel que son travail critique soit, en regard, un travail auquel tout lecteur peut accorder sa confiance.

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22 février 2011 2 22 /02 /février /2011 21:07

Difficile évidemment de continuer à parler de "mai 68" concernant la Libye

 

massacre des opposants explicites par un pouvoir non pas sclérosé, le terme ne convient plus, mais totalement autiste, pervers (si j'avais été président, je me serais retiré dit Khadafi, mais je ne suis pas président……), et haïssant cette population dès lors qu'elle s'oppose

 

et rires jaunes de ma part puisqu'on nous ressert le discours "des avions auraient tiré sur la foule" mais "le pays est fermé" (???) sous-entendu "on ne peut pas savoir"

 

ah bon, plus d'ambassade?, plus de services de renseignement?, plus de satellites? capables, eux, de dire si des avions bombardent une ville -et plus de journalistes, ces gens dont le métier est de franchir une frontière d'une manière ou d'une autre dès lors, justement, qu'elle est déclarée fermée pour cause de massacre des opposants ??

 

Ca me rappelle une rencontre avec un ministre français (socialiste) des affaires étrangères alors que j'étais journaliste de retour d'Algérie dans les années 90 et me demandant "alors, que se passe-t-il en Algérie"? Regard interloqué de ma part et seule réponse 'je croyais que l'Etat disposait de services de renseignement pour vous renseigner"

 

aparté sur la fable pour bébés d'Eisenhower et Churchill ignorant ce qui se passait dans les camps d'extermination allemands en 1942 : ah bon, je croyais que les puissances occidentales disposaient de services de renseignement à l'extérieur d'autant plus déployés chez leurs adversaires qu'une situation de guerre existe - mais peut-être pas en 1942, vas savoir

 

 

 

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21 février 2011 1 21 /02 /février /2011 15:58

Erreur de ma part, l'émission C dans l'air a consacré une soirée en janvier au thème "le mai 68 du Maghreb"

 

je rappelle juste que l'Egypte ne fait pas partie du Maghreb mais du Machrek

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16 février 2011 3 16 /02 /février /2011 20:58

1. liberté de parole, de mouvement, désir d'ouverture, d'avenir, émergence par les jeunes adultes, présence des femmes, mixité y compris sociale

2. contestation fondée, puissante, ouverte

3. désirs

4. présences de pratiques artistiques sur les lieux de la contestation

5. inventivité, humour et préférence à la non violence dans la contestation

6. insolence

7. société sclérosée, pouvoir enfermé par les plus vieux, pouvoir à la traîne du pays réel

8. effet domino sur les sociétés alentour

puisque personne ne s'y colle, je m'y colle : mai 68 - une sorte de, d'importantes ressemblances

une liberté commune

pourquoi personne -à ma connaissance, je peux me tromper- ne s'est collé à faire le parallèle dans les commentaires jusqu'ici ?

parce que peut-être, c'est encore difficile, de notre rive nord de la méditérranée, d'accorder à ceux de la rive sud un regard suffisamment frère pour opérer le rapprochement

j'ose espérer néanmoins que ce qui se passe actuellement amoindrira dans les consciences occidentales l'effet "mauvais objet" dont sont encore fréquemment affublés les peuples arabo-musulman

on a vu, on voit, on verra une jeunesse-jeunesse qui veut liberté expression davantage de souveraineté pour soi = qq chose de terriblement universel

j'ai eu l'occasion de dire récemment que mes séjours comme journaliste dans le monde arabe me prouvaient déjà il y a 15 ans que la jeunesse, elle, était déjà prêt à ce changement -l'universalisation des contacts via internet a peut-être fait le reste, si c'est le cas tant mieux

ps : les jeunes filles voilées y étaient aussi ; n'en déplaise aux injurieux(ses) qui se baladent parfois sur mon blog, elles y étaient elles aussi, et avec les autres, pour crier "liberté" liberté"



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17 mai 2010 1 17 /05 /mai /2010 21:00

Extraits de "De la misère symbolique", par Bernard Stiegler LE MONDE | 10.10.03

""Le 21 avril (2002 : Le Pen présent au 2° tour des élections présidentielles) a été une catastrophe politico-esthétique. Ces personnes qui sont en situation de grande misère symbolique exècrent le devenir de la société moderne et avant tout son esthétique - lorsqu'elle n'est pas industrielle. Car le conditionnement esthétique, qui constitue l'essentiel de l'enfermement dans les zones, vient se substituer à l'expérience esthétique pour la rendre impossible.

Il ne faut pas croire que les nouveaux misérables sont d'abominables barbares. Ils sont le coeur même de la société des consommateurs. Ils sont la "civilisation". Mais telle que, paradoxalement, son c¦ur est devenu un ghetto. Or ce ghetto est humilié, offensé par ce devenir. Nous, les gens réputés cultivés, savants, artistes, philosophes, clairvoyants et informés, il faut que nous nous rendions compte que l'immense majorité de la société vit dans cette misère symbolique faite d'humiliation et d'offense. Tels sont les ravages que produit la guerre esthétique qu'est devenu le règne hégémonique du marché. L'immense majorité de la société vit dans des zones esthétiquement sinistrées où l'on ne peut pas vivre et s'aimer parce qu'on y est esthétiquement aliéné.

Je connais bien ce monde : j'en viens. Et je sais qu'il est porteur d'insoupçonnables énergies. Mais si elles sont laissées à l'abandon, ces énergies se feront essentiellement destructrices.

Au XXe siècle, une esthétique nouvelle s'est mise en place, fonctionnalisant la dimension affective et esthétique de l'individu pour en faire un consommateur. Il y eut d'autres fonctionnalisations : certaines eurent pour but d'en faire un croyant, d'autres un admirateur du pouvoir, d'autres encore un libre-penseur explorant l'illimité qui résonne dans son corps à la rencontre sensible du monde et du devenir.

(......)

Dès lors que je n'ai plus de singularité, je ne m'aime plus : on ne peut s'aimer soi-même qu'à partir du savoir intime que l'on a de sa propre singularité. Si notre singularité est détruite, notre amour de nous-même est détruit. Quant à l'art, il est l'expérience et le soutien de cette singularité sensible comme invitation à l'activité symbolique, à la production et à la rencontre de traces dans le temps collectif.

L'amour propre que rend possible la singularité de l'individu, et que, dans la psychanalyse, on appelle le narcissisme, est la condition de l'amour des autres. Si je ne m'aime pas moi-même, je ne peux aimer les autres. C'est pourquoi le tueur de Nanterre, Richard Durn, est un exemple de ce vers quoi nous allons : un exemple du genre de passages à l'acte à quoi conduit la misère symbolique, anticipant cet autre passage à l'acte que fut le 21 avril 2002.""

Mon commentaire, ce soir :

Les ateliers d'écriture qu'un certain nombre d'entre nous, écrivains, dirigeons notamment dans des classes parfois dites "poubelle" d'adolescents déjà qualifiés de "en échec" sont la remarquable démonstration de ces réflexions. L'atelier d'écriture propose et exige de re-rentrer dans une singularité, une langue et une symbolique singulière, appartenant à chacun. Il a pour effet aussi de faire reconnaître et accepter cette singularité pour soi-même et par le groupe, puis de la respecter. 

Il en ressort "curieusement" des jeunes gens qui se remettent au travail, c'est à dire aussi à la pensée parce qu'ils sont redevenus propriétaires d'une langue, d'une pensée, d'une symbolisation du monde qui n'appartient qu'à eux et que, en percevant les bénéfices (non marchands et non consommables) de cette existence propre, elle redonne lieu, évidemment à une exigence propre à chacun. 

Alors qu'ils croyaient déjà avoir disparu (à 15 ans, 16 ans, 17 ans) corps et âme pour nous tous, alors qu'ils pensaient déjà ne rien valoir à nos yeux, les voir d'abord sidérés de réaliser ce qu'ils sont capables de produire dans la langue, le texte puis du coup redésirer s'affirmer comme auteur (cad à l'origine du mot, "celui qui fonde et qui établit" - je ne confonds pas avec l'écrivain), et c'est pour la vieille que je devien(drai) d'un bonheur très heureux.

C'est d'ailleurs sans doute pour toutes ces raisons que le gouvernement ne cesse de rétrécir ces possibilités.

Voir passer ses manants de consommateur à auteur n'est pas du goût de nos monarques acculturés. On les comprend..

 

 

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15 mai 2010 6 15 /05 /mai /2010 11:21

LES GLIÈRES 1944

« Lorsque Tom Morel eut été tué, le maquis des Glières exterminé ou dispersé, il se fit un grand silence. Les premiers maquisards français étaient tombés pour avoir combattu face à face les divisions allemandes avec leurs mains presque nues, non plus dans nos combats de la nuit, mais dans la clarté terrible de la neige. Presque chaque jour, les radios de Londres diffusaient : « Trois pays résistent en Europe : la Grèce, la Yougoslavie, la Haute-Savoie. » La Haute-Savoie, c’était les Glières. Pour les multitudes éparses qui entendaient les voix du monde libre, ce plateau misérable existait à l’égal des Balkans. Pour des fermiers canadiens au fond des neiges, la France retrouvait quelques minutes d’existence parce qu’un Savoyard de plus avait atteint les Glières.… La Milice de Darnand, les troupes italiennes, la police de l’Ovra, n’avaient pas suffi pour venir à bout de ces combattants toujours regroupés. Hitler y mit la Gestapo, et contre nous, la Gestapo pesait lourd. La Gestapo ne suffit pas. De ce qui fut l’épopée des ombres, il ne restera le jour venu que 121 cadavres tués entre les villages, exécutés sur les places ou torturés à mort. « Inutile de reprendre l’interrogatoire des blessés, télégraphie la Gestapo : ces débris sont vides. »[1]

[1] extrait du discours prononcé par André Malraux le 2 septembre 1973 à l’occasion de l’inauguration du Monument de la Résistance érigé par le sculpteur Émile Gilioli sur le Plateau des Glières

 

LES GLIÈRES 2010

Demain, je monte au plateau des Glières rejoindre quelques résistants passés présents et à venir. Je vous emmène. Je vous raconterai

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23 avril 2010 5 23 /04 /avril /2010 08:40

C’est notre ayatollah "féministe", madame Badinter qui l’a dit, les femmes en burqa lui font peur, elle y voit des Belphegor. C’est sûrement parce qu’elle n’a pas cherché l’origine du nom : la divinité Baal Péôr qui entraîné les Hébreux dans la fornication collective pour ruiner leur âme. Bref. Notre vertueuse république est donc décidée à éradiquer l’habit intégral au nom… du respect des femmes. Magnifique retournement. Je n’ai encore entendu aucun ministre ni député ni sénateur encore moins, s’élever contre la prostitution des mineur(e)s en forte hausse dès le collège (taper Google + prostitution + collège), les blog de mise en vente par des mineures elles-mêmes de leur talent de suceuse, chaudes lapines et autres salopes. Celles-là l’ont compris, comme le disent les commentateurs sportifs depuis quelques jours, la trilogie du pouvoir qu’il soit sportif, médiatique, peopolique ou politique est le VAF : voiture, argent, filles, (et cocaïne), tous objets consommables à consommer. Le déshabillage intégral, lui, est donc conforme aux lois de la république. Les publicitaires l’ont d’ailleurs compris depuis longtemps ; on ne vend jamais aussi bien une bagnole qu’en y associant une nana déshabillée.
Mais, me dit-on aussi, on doit protéger ces pauvres musulmanes obligées de porter l’habit noir par des maris machistes et irrespectueux du féminin. Là, on est d’accord. C’est pas bien d’être machiste et d’enfermer les femmes. Que la honte soit sur ces hommes. Heureusement, les mineur(e)s prostitué(e)s et autres escort girl sont toutes consentantes. Leurs clients tous respectueux du féminin et des garçons pubères. Aucun machisme dans tout ça, ça se saurait.
Ca s’appelle simplement la république de la consommation ; tant que ça se consomme, c’est bon pour la république. Les filles, vous êtes prévenues. Dévoilez-vous, apoilez-vous, ôtez le niqab et niquez sur le net, c’est bon pour le respect (de soi).
Et puis, comme le disent aussi les ministres avec des larmes dans les yeux, le visage, le regard, le rapport à l’autre, tout ça c’est des fondamentaux (comment font les aveugles qui par définition ne voient pas l’autre, pour instaurer leur rapport à l’autre ? il faudra leur demander), aimer la France, c’est lui montrer son visage.
Hommage à Levinas, le visage est une (vraie) question. En le voilant, certaines montrent leur volonté de s’en tenir à l’écart. Nos ministres ne supportent pas ça. Leur peuple doit être visible, transparent.
Personnellement, les jeunes niqabées me font plutôt sourire. A leur âge, pour faire peur au bourgeois, on sortait ses seins à la plage et le bourgeois criait au scandale. Elles font exactement la même chose à leur manière. Peut-être ne supportent-elles pas l’obligation d’étaler sa chair pour exister. Elles ont le droit. Personnellement, je les comprends. Moi, c’est le fait que de plus en plus de filles croient devoir se transformer en putes pour exister, que je supporte mal. C’est le discours mensonger sur l’interdiction totale de l’habit total que je supporte mal. En Iran aussi, il y a des brigades de mœurs pour traquer les malsains. Désormais chez nous, la malsaine est celle qui se tient à l’écart du regard, puisque tout doit pouvoir être contrôlé. Qu’elles lèvent le voile dans quelques périmètres obligatoires, on est d’accord ; dans certains cas, la vue est nécessaire. Pour le reste, vie privée ; respect de la vie privée, de l’image de soi, ce n’est pas au gouvernement quel qu’il soit d’en décider.

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6 juillet 2009 1 06 /07 /juillet /2009 09:04
les textes cités dans les articles "retour du refoulé" datent de … 1940, plus précisément de l'autome 40, ils font partie des premiers textes de la résistance à l'occupation nazie en France -démarrée le 14 juin de la même année- ; la plupart de leurs auteurs ont été arrêtés et déportés, décapités, fusillés etc…
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6 juillet 2009 1 06 /07 /juillet /2009 08:50
Stupéfaction -quoique …- en entendant Elisabeth Badinter dire lors d'un débat télévisé, à propos d'une jeune femme catholique-française-de-souche-convertie-à-l'islam portant le Sitar (voile intégral cachant même les yeux), "elle n'a plus rien d'humain" puis "c'est Belphégor" S'autoriser à dire d'un être humain quand soi-même on en est un, qu'il n'a plus rien d'un être humain, me fait éprouver de (très) mauvais relents de (très) mauvaise Histoire je suis navrée pour notre vertueuse intellectuelle Certes le fait de masquer son visage -voir Lévinas- pose problème et des choses intéressantes ont été dites sur le refus de partager la règle commune de notre commune appartenance à un espace public qui nous est commun ne pas oublier néanmoins qu'il est le fait de jeunes femmes cherchant à opposer leur (très) singulière vertu (vers tu? vers tue?) à d'actuelles formes d'obscénité - mai 68 à l'envers, à l'époque on se met à poil dans la rue pour attaquer le bourgeois conservateur et faux-cul (c'est le cas de le dire), aujourd'hui elle font le contraire, cachent tout pour faire peur au cooooool bourgeois adepte de la (trompeuse) transparence aller faire un tour sur les forums "musulmans" ou jeunes hommes et femmes s'étripent joyeusement sur la question ne manque pas d'intérêt… et permet de relativiser
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