Overblog Tous les blogs Top blogs Mode, Art & Design Tous les blogs Mode, Art & Design
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

la litterature contemporaine est un des portails vers le monde contemporain ; litterature comme décolonisation interieure

Publicité

Des agences de notation en littérature (1)

Perdre son AAA en littérature, rien de plus simple.. ça m'arrive 2 ou 3 fois par mois. Il suffit d'un lecteur mécontent.

Le hasard veut que dans le cas de "Franz Stangl et moi", les critiques de lecteur marchent par paire ; du triple A au triple zéro dans la même semaine

Je ne bouderai donc pas mon plaisir de présenter une des ces paires emblématiques, publiée sur le net à 3 jours d'intervalle

 

26 JANVIER

Dominique Sigaud livre un roman d’une acuité rare et d’une intensité historique bouleversante sur Franz Stangl, le bourreau de Treblinka, qui envoya 900 000 personnes à la mort. C’est un livre qui se relit et se relit. Rare. 

Exceptionnel

Juin 1971, Dominique Sigaud n’a que 12 ans ; son regard se pose sur des squelettes et des barbelés, et elle n’oublie pas le procès Franz Stangl, commandant des camps de Sobibor, puis de Treblinka. Quarante ans plus tard, dans « Franz Stangl et moi », la journaliste-écrivaine sonde ce bureaucrate du chaos, responsable de la mort de neuf cent mille personnes, en impliquant son « Moi », une femme née après ce qu’elle rebaptise la « werra », « à la fois le désordre de la guerre et le scandale de l’anéantissement, la dévoration et la lutte armée ». Ce « moi » dont la sensibilité et la réflexion et visent à cerner l’intimité et les abysses de Stangl. Une tentative pour Dominique Sigaud, sans être ni une survivante ni un témoin de parler de la Shoah, comme l’avait engagé Jonathan Littell avec « Les Bienveillantes ». A partir du cas Franz Stangl, incarnation de la banalité du mal, qui justifia ses crimes par : « c’était le système, il fonctionnait » l’auteure saisit à vif, chez ces maîtres de la werra, une « capacité à ne jamais devenir témoins », à être interchangeables, à déserter devant soi. Elle poursuit sa pensée, jusqu’aux pères de ces génocidaires, tout aussi déserteurs d’eux-mêmes, et ne craint pas d’affronter l’intime de ces monstres. C’est pour ce parti-pris original et parfois déroutant que « Franz Stangl et moi » est un livre troublant et remarquable.

 

 29 JANVIER

A éviter!!!!!

Ce roman n'est en fait abolument pas un roman mais s'apparente plutôt à un essai ou à une longue litanie sans queue ni tête. Moi qui, en lisant la quatrième de couverture, pensais découvrir l'histoire d'un nazi et comprendre comment des êtres humains ont pu faire ces atrocités et vivre avec, quelle ne fût pas ma déception. En fait on en sait plus sur la vie de Franz Stangl en lisant la quatrième de couverture que pendant tout le livre. De plus le style est très hachuré, ce ne sont que des suites d'expression mises les unes derrière les autres, des multitudes de questions et pas de réponses. Il y a en réalité très peu de paragraphes qui soient constitués de vrais phrases. Je l'ai lu jusqu'au bout mais n'ai trouvé aucun intérêt à ce livre que j'ai été ravie de refermer. Bref un livre à éviter!!!!!

Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article